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Des informations contenues dans ce texte sont tirées du livre de Raynald Penant et Bernard Cornut "Histoire du village de Givry et de ses environs."


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et ses environs



Village de Hainaut situé contre la frontière franco-belge au carrefour des routes de Mons-Beaumont et Malplaquet-Binche.
Givry fait partie de l'entité de Quévy qui regroupe 10 villages: 
Asquillies, Aulnois, Blaregnies, Bougnies, Genly, Givry, Goegnies-Chaussée, Havay, Quévy-le-Grand et Quévy-le-Petit.

Givry possède deux hameaux: Esquerbion et les Montliaux.
La surface du village de forme plus ou moins rectangulaire couvre environ 1432 hectares et son périmétre géographique mesure 21,300 km.

Le village est traversé par une rivière, La Trouille, qui venant de France via Rouveroy, pénètre à Givry par le bois d'Avau. Entrée à l'altitude de 85 mètres, elle ressort 6,6 kilomètres plus loin à une hauteur de 49 mètres au point le plus bas du village. Elle passe alors sur le territoire d'Harmignies après avoir subit dans sa traversée de Givry, une dénivellation de 36 mètres, soit une pente moyenne d'environ 5,50 mètres au kilomètre. 

Les 3 principales voies de communication sont:
La Chaussée Brunehaut qui traverse Givry d'est en ouest sur 4 kilomètres. Elle est antérieure à la conquête romaine et a joué un rôle très important dans l'histoire du village. La Route nationale Mons-Beaumont et la route provinciale Givry-Paturages

Pendant la période Romaine, Givry était un point de passage entre les deux centres importants qu’étaient Vogdariacum (Waudrez) et Bagacum (Bavay.) Cette dernière cité était un nœud essentiel de communication d’où partaient sept chaussées dans toutes les directions.  

Quelques sites historiques de la région. 

La bosse de l'Tombe: Située à gauche du chemin de Villers (rue Docteur Rosel actuelle), à environ 700 mètres de la Chaussée romaine. On estime qu'à son origine, l'ouvrage était constitué d'un tertre circulaire de 27 mètres de diamètre et avait une hauteur de 3 mètres. Il était ceinturé de pieux en bois plantés avec un espacement d'environ 1,30 mètre. Un fossé circulaire entourait l'enceinte de pieux en bois.                                                                                                  On y a découvert quantité de silex et fragments de céramique ainsi que des gros blocs de schiste et de grès. D'après des analyses, l'enceinte unique à rang de pieux remonte à une époque comprise entre 1350 et 1250 avant J.-C. alors que les débris de céramique et des débris résiduels de foyers retrouvés à l'intérieur de l'enceinte ont été datés au carbone 14 dans une fourchette comprise entre 3400 et 3280 avant J.-C. La construction du tumulus a constitué la phase finale de l'occupation du site. Actuellement suite à l'aplanissement climatique et les labours, l'élévation ne dépasse guère un mètre.

Le Castelet de Rouveroy:  Situé à la jonction des communes de Givry, Villers-Sire-Nicole et Rouveroy, il est appelé "camp romain" par les Givryens. En fait, il est bien plus vieux que la conquête romaine puisque on y a découvert un murus gallicus, sorte de rempart constitué de pierrailles tassées dans des coffrages faits de grosses poutres, construit vers l'an 100 avant J.-C.  La partie principale du camp mesure environ 360 mètres par 240 mètres. Certains historiens pensent qu'il ne fut occupé par les Romains qu'au I er siècle. Une des théories avancées et que le Castelet servait de camp de cavalerie apte à défendre  les centres importants qu'étaient Waudrez et Bavay.

Le vicus de la vieille Bruyère: Un vicus etait une sorte de petite agglomération composée vraisemblablement de résidences (villae) de notables ou d'officiers romains retraités. La trace d'une telle villa a été découverte sur les hauteurs d'Esquerbion au lieu dit "Vieille Bruyère."  Dans une circonférence de plus de 50 mètres autour de la villa, des débris de tuilles, de briques et de fragments de poterie de l'époque romaine sont mises à jour à chaque labour. On a aussi découvert dans une carrière de sable toute proche plusieurs vestiges romains d'une grande valeur historique. Provenant du hameau de la Bruyère,  on peut citer une statuette en bronze du dieu Mars de 65 mm de haut, une terrine de 180 mm de diamètre en terre nigra, un vase complet en terra rubra et un couvercle de vase en terre grise, etc. 

A 500 mètres à l'ouest, au lieu dit "Trou Barbet" on a découvert le pavement et une partie du soubassement de la villa romaine dite du "Camp du Calvaire."                                                    On peut citer aussi, la villa du Trou Chavanne, située à la jonction de Givry, Vellereille-le-Sec et Haulchin, endroit où on peut distinguer par temps sec, les traces d'une authentique villa rmaine.

Au nord du trou Barbet, probablement au lieu dit "Terme", l'endroit précis est gardé secret, fut découvert un trésor constitué de 62 pièces de monnaie romaines. Ce lieu était  sans doute un relais routier sur la route de Bavay.

Dans les alentours de la ferme de Squerbion ont été faites plusieurs découvertes à des époques différentes mais signalons celle assez récente (1977) au cours de fouilles menées par M.Bauffe de Givry suite à la mise à jour par une excavatrice d'une importante pierre sculptée. Celle-ci mesurait 0,60 mètre sur 1,20 mètre et sa longueur a été évaluée entre 1,20 et 1,50 mètre. Un petit moellon épannelé et décoré, 26 tessons de poterie gallo-romaine, des clous, des pièces de monnaie et divers débris de verroterie furent dégagés à cet endroit.

Au début du 20 ème siècle fut découverte une nécropole à la limite de la commune sur le territoire d’Haulchin au lieu-dit les « Tombeaux ou Tombois. » A une centaine de mètres de la chaussée Brunehault, une vingtaine de tombes furent mises à jour dans une prairie. Celles-ci présentaient une forme plus large à la tête qu’aux pieds et les squelettes retrouvés étaient disposés avec les pieds dirigés vers l’orient.
Chaque tombe était recouverte de grandes pierres ornées de moulures.

La datation exacte du cimetière fut impossible mais l’hypothèse la plus probante la situe pendant la période Franque. On y a exhumé du mobilier composé d’urnes, deux francisques, l’arme de prédilection des Francs ainsi que de gros colliers et divers autres objets

Givry ces derniers siècles.

A l’époque féodale, Givry était entouré par les prévôtés de Binche, de Mons et de Maubeuge. Le village, de même que celui de Vieux-Reng, était une dépendance de la Terre d’Avesnes, elle-même liée aux Etats de Hainaut alors que ces derniers étaient intégrés aux Pays-Bas gouvernés par Philippe IV d’Espagne.
A l’accession au trône de Louis XIV en 1643, son royaume d’alors s’arrête au sud du Cambrésis. Un conflit presque permanent va opposer ces deux rois pendant quarante ans et ballotter le village entre ces deux puissances à leur gré suite à des traités de paix.

C’est ainsi que le 7 novembre 1659, par le Traité des Pyrénées, Givry et Vieux-Reng deviennent français. De ce traité est issue la frontière entre Givry et Villers-Sire-Nicole,  cette dernière reste espagnole. Ce qui fait que par rapport à Villers-Sire-Nicole de cette époque, la France est au Nord et pour Givry, les Pays-Bas sont en partie au sud ! 
Le 2 mai 1668, avec le Traité d’Aix-la Chapelle, Givry repasse sous la protection de la Terre d’Avesnes.

10 août 1678, avec les Traités de Nimègue, Givry redevient français de même que Villers-Sire-Nicole qui le devient quand a elle pour la première fois et le restera.Le Traité de Lille signé le 3 décembre 1699 va faire repasser Givry en territoire espagnol.Après une série de lourdes défaites les Français affrontent une armée coalisée (Autriche, Angleterre et Provinces Unies) le 11 septembre 1709 à Malplaquet. Cette bataille se termine par une grande boucherie avec des pertes énormes principalement du côté des coalisés qui renonceront à envahir la France.

Le 11 avril 1713, avec le Traité d’Utrecht complété le 6 mars 1714 par le Traité de Rastatt : la plupart des possessions espagnoles en Europe, dont le Hainaut,  passent dans la maison des Habsbourg et deviennent Autrichiennes.
En 1789, suite à des réformes, l'agitation dégénère en un soulèvement général: la «Révolution Brabançonne». Les Autrichiens sont chassés de Bruxelles et les Etats généraux proclament les «Etats-Belgiques-Unis» le 12 janvier 1790. Ils détiendront le pouvoir pendant onze mois mais dès novembre la souveraineté sera rendue à l’Autriche.

Après la bataille de Jemappes (6/11/1792), le Hainaut est rattaché à la France pendant quelques mois et prend le nom de « Département de Jemappes ».
Après un bref retour à l’Autriche, le 26 juin 1794, le général français Jean Baptiste Jourdan battait définitivement les troupes autrichiennes à Fleurus et le 1 er octobre 1795, un décret de la Convention réunit l'ensemble des territoires belges, divisés en neuf départements, à la France. Par le Traité de Campoformio (1797) l'Autriche reconnaissait formellement la cession des Pays-Bas du Sud à la France.

Avec la défaite de Napoléon va apparaître la domination Hollandaise.
Au Congrès de Vienne (1814-1815), les grandes puissances décidèrent d'adjoindre les Pays-Bas du Sud aux Pays-Bas du Nord, sous l'autorité du prince d'Orange Guillaume Ier, et de créer ainsi un puissant État tampon destiné à contenir la France : le nouvel État s'appelait le royaume des Belgiques.

Dans la nuit du 26 au 27 septembre 1830, une insurrection se développe et les Hollandais abandonnent Bruxelles. Un gouvernement provisoire est constitué. Il va prendre la direction de la révolution et proclamer l'indépendance du pays (4 octobre 1830).
Le Hainaut proprement dit devient une des neuf provinces du Royaume de Belgique.